........En 2010
le corps des sapeurs pompiers volontaires de
Clerval est composé d'une trentaine d'hommes. Le
chef de centre est le lieutenant Gilles Roy
depuis le début de l'année 2004. Il a succédé
au capitaine Alain Verazzi qui a pris sa retraite
après 40 ans de service.
........Le centre de
secours assure la sécurité de 14 communes en
"premier appel" (dont 2 communes en
dehors du canton), soit environ 3000 habitants.
Cette zone s'étend sur 11.447 hectares.........Six véhicules de
secours sont en service à Clerval. Le centre
possède également 2 embarcations à moteurs. En
juin 2003 le centre de secours a aménagé dans
ses nouveaux locaux construits près de la gare
ferroviaire (Rue de Moustier).
........Les
nombreuses industries locales (1000 emplois), le
chemin de fer, les routes, l'autoroute A 36, le
pipeline, le canal et la rivière sont autant de
risques potentiels pris en compte par le centre
de secours de Clerval. Les hommes sont
entraînés à intervenir sur toutes sortes de
sinistres. Les manoeuvres ont lieu le samedi
après-midi ou le dimanche matin.
........Chaque
année les pompiers de Clerval effectuent environ
200 interventions pour secourir des victimes
d'accidents de la route, des personnes malades,
pour éteindre des incendies, des feux de
cheminée, ..., mais aussi par exemple pour
détruire des nids de guêpes menaçants.( Près
de 280 interventions diverses ont été
effectuées en 2009)
........Le centre
de secours compte un officier, un major, 2
adjudants-chefs, 1 sergent-chef, 2 sergents, 1
médecin-commandant. 18 des pompiers du centre de
secours de Clerval travaillent à proximité dans
des entreprises locales.
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HistoriqueClerval, ses
incendies et ses pompiers, par Gérard Blanc
.......Au Moyen
Age, la plupart des maisons de Clerval étaient
construites en bois (à colombages) et couvertes
souvent d'ancelles et de tavaillons (tuiles en
bois). Les granges et les maisons de la vieille
ville serrées les unes contre les autres
étaient pleines de foin, de paille et de bois de
chauffage. L'été, par temps sec, les quelques
fontaines de la ville coulaient très faiblement.
Il suffisait d'une imprudence pour déclencher
une catastrophe. Un simple petit feu de cheminée
pouvait s'étendre rapidement et se transformer
en incendie générale de la ville
......Pour
éviter une telle catastrophe, les clervalois
prenaient quelques précautions, surtout la
nuit.. La ville payait un "crieur",
c'est à dire un veilleur de nuit qui devait
parcourir les rues de la ville et guetter la
moindre fumée suspecte. Pour prouver qu'il
faisait bien sa ronde, il devait crier à chaque
coin de rues : " Dormez braves gens, je
veille !". En cas de feu il devait sonner
les cloches pour alerter la population endormie.
Autre précaution : chaque soir avant de se
coucher les habitants devaient éteindre le feu
dans leur cheminée en couvrant le foyer. On
appelait cela "le couvre feu". Ils
devaient également déposer chaque soir un seau
rempli d'eau devant leurs portes. Il y avait des
inspections à domicile et des amendes à payer
pour ceux qui ne respectaient pas les consignes.
.......Malgré
ces précautions, des incendies éclataient
fréquemment, et Clerval brûla entièrement à
plusieurs reprises : en 1534, 1583, 1615 et 1674.
Dans de tels cas, toute la population de Clerval
(hommes, femmes, enfants, vieillards) se
mobilisait pour éteindre les flammes. On faisait
la chaîne avec des seaux depuis la fontaine la
plus proche ou depuis la rivière jusqu'à la
maison en flammes.
Le premier pompier clervalois connu est sans
doute Jean Claude Lochard, un couvreur (artisan
qui fait les toitures) avec qui la municipalité
passa un contrat en 1720 : " Lochard
devra assister au feu ou incendie qui pourrait
arriver... et y donner les soins convenables , et
au cas où il soit le premier sur le toit de la
maison où le feu se prendra, il lui sera payé
la somme de 25 sols." Autrement dit, il
était payé pour monter avec son échelle sur le
toit des maisons en flammes et jeter sur le feu
les seaux d'eau qu'on lui passait. Ce
pompier municipal était aussi exempt d'impôt.
La compagnie
.....Grâce aux
recherches de l'Association du Vieux Clerval, on
sait qu'une véritable compagnie de pompiers
existait à Clerval bien avant 1900. Elle fut
même réorganisée en 1878. L'effectif est alors
de 27 hommes, officier compris. En 1878, la commune fait
l'acquisition d'une nouvelle pompe à incendie
pour remplacer les trois anciennes qu'elle
possédait. (Il s'agissait de pompe à bras, et
non à moteur)
.....En 1885 c'est
Armand Garneret qui dirige les pompiers
clervalois. En 1912, à la veille des élections
municipales, une nouvelle pompe, un dévidoir,
150 mètres de tuyau et une échelle sont
achetés par la commune. Le lieutenant Georges
Corneille (boulanger pâtissier) prend le
commandement de la compagnie le 14 juillet 1913
et succède à Louis Paclet décédé subitement.
Par la suite, Gabriel Garneret, Charles
Vieillard, le lieutenant Guiraud, Paul Pouthier,
Michel Fournier et Alain Verazzi se succédèrent
à la tête de la compagnie.
Les locaux
.... Au début du XXe siècle les pompiers de
Clerval rangeaient leurs pompes et leurs tuyaux
dans l'ancienne écurie du château, là où se
trouve aujourd'hui la garderie pour les enfants.
A partir de 1955 ils ont disposé en plus d'un
garage à l'hôtel de ville pour leur fourgon.
C'est vers 1975 que fut édifié Place du
Gravier, au bord du Doubs, sur l'emplacement de
l'abattoir municipal, la première caserne des pompiers de
Clerval. Mais ces
locaux devinrent vite trop étroits, et de plus,
ils étaient fréquemment inondés par la
rivière. C'est pour cela qu'une nouvelle caserne
ou plutôt, un "Centre de secours", fut
construit en 2003 dans le quartier de la gare.
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